dimanche 11 janvier 2015

Grand Corps Malade - #JeSuisCharlie



Je suis Charlie, paroles de Grand Corps Malade, musique de John Mamann

7 Janvier 2015, j'ai pas envie d'aller au lit
Je préfère prendre un stylo car, ce soir, je suis Charlie
Les artisans de la liberté ont rencontré leur destinée
Ce soir, j'écris pour eux parce que je sais pas dessiner
Soyons soixante-six millions à avoir la même idée
Pour que leurs cartouches d'encre à eux ne soient plus jamais vidées
Laissons des traces indélébiles pour que l'avenir puisse savoir
Que leur talent et leur courage ne vivent pas que dans nos mémoires
Écrivains, paroliers, dessinateurs, graffeurs
Musiciens, poètes, peintres et sculpteurs
Célébrités, anonymes, professionnels et amateurs
Faisons en sorte que cet élan s'affiche plus loin que sur Twitter
Des hommes sont morts pour défendre la liberté d'expression
Mais leurs idées doivent rayonner, ne subir aucune pression
Contre l'obscurantisme, avec honneur et insolence
À nous de prendre les crayons pour que leur combat ait un sens
J'ai mal à l'être humain, comment en est-on arrivé là?
Perdu dans ce vacarme, la fraternité chante a cappella
La barbarie grandit sans aucune trace de dignité
En 2015, le monde a perdu toute humanité
Je suis Charlie
Je suis Charlie
Je suis Charlie

Si seulement les mois qui viennent pouvaient me faire mentir
Si seulement ce drame abject pouvait nous faire grandir
Puissions-nous nous réunir pour croire ensemble à l'embellie
Quoi qu'il advienne, j'ai un stylo car, ce soir, je suis Charlie

vendredi 7 novembre 2014

Jean-Jacques Goldman - Veiller tard, en concert


Veiller Tard

Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève
La plainte douloureuse d'un chien qui aboie
Le silence inquiétant qui précède les rêves
Quand le monde disparu l'on est face à soi

Les frissons où l'amour et l'automne s'emmêlent
Le noir où s'engloutissent notre foi, nos lois
Cette inquiétude sourde qui coule en nos veines
qui nous saisit même après les plus grandes joies

Ces visages oubliés qui reviennent à la charge
Ces étreintes qu'en rêve on peut vivre cent fois
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

Ces paroles enfermées que l'on n'a pas su dire
Ces regards insistants que l'on n'a pas compris
Ces appels évidents, ces lueurs tardives
Ces morsures aux regrets qui se livrent à la nuit

Ces solitudes dignes au milieu des silences
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense
Comme un vieux coffre plein de vieux jouets cassés

Ces liens que l'on sécrète et qui joignent les êtres
Ces désirs évadés qui nous feront aimer
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard